1. La Hiérarchie du Stockage : Où sont les fichiers ?

Le Montage Physique

C’est ici que Proxmox “voit” vos disques internes. Exemple de configuration pour ton SSD :

# /etc/fstab
# <file system> <mount point> <type> <options> <dump> <pass>
/dev/sdb1 /mnt/pve/SSD1to ext4 defaults 0 2

Le Cerveau du Stockage

Ce fichier centralise tous vos accès, qu’ils soient locaux ou sur le réseau (NAS). Exemple pour ton partage CIFS (SMB) et ton Backup NFS :

# /etc/pve/storage.cfg

dir: local
	path /var/lib/vz
	content iso,vztmpl,backup

nfs: BK-NAS-PX
	export /volume1/Backup_Proxmox
	server 192.168.50.50
	content backup
	options vers=4.1

cifs: Torrent_Gluetun
	path /mnt/pve/Torrent_Gluetun
	server 192.168.50.50
	share Torrent_Gluetun
	content images
	options uid=101000,gid=101000,file_mode=0775,dir_mode=0775

Note d’expert : Remarquez la ligne options sur le CIFS. C’est elle qui permet à l’utilisateur docker (ID 1000) de votre container d’écrire sur le NAS.

2. Lier le Serveur au Container (Le Point de Montage)

Pour qu’un container accède à un dossier du serveur, on modifie son fichier de configuration. Fichier : /etc/pve/lxc/108.conf

arch: amd64
cores: 2
hostname: Torrent-Gluetun
memory: 2048
net0: name=eth0,bridge=vmbr0,firewall=1,gw=192.168.50.1,ip=192.168.50.108/24,type=veth
ostype: debian
rootfs: local-lvm:vm-108-disk-0,size=8G
unprivileged: 1

# POINT DE MONTAGE (Le pont entre Proxmox et le Container)
mp0: /mnt/pve/Torrent_Gluetun,mp=/downloads

3. Comment vérifier vos IDs en ligne de commande ?

Si vous avez un doute sur qui possède quoi, utilisez la commande ls -ln. Le -n est crucial car il affiche les numéros d’IDs au lieu des noms.

Sur Proxmox (Hôte) :

root@pve:~# ls -ln /mnt/pve/Torrent_Gluetun
drwxrwxr-x 2 101000 101000 0 Feb 26 15:15 complete
drwxrwxr-x 2 101000 101000 0 Feb 26 14:51 incomplete

Ici, on voit clairement l’ID 101000 qui correspond à notre mapping.

À l’intérieur du Container :

root@pve:~# pct exec 108 -- id docker
uid=1000(docker) gid=1000(docker) groups=1000(docker)

Le container, lui, ne voit que son ID 1000. La magie de Proxmox fait la conversion de manière invisible !


4. Résumé : La check-list de survie

  • Un fichier ne s’écrit pas ? Vérifiez le uid=101000 dans storage.cfg.
  • Un disque ne monte pas au boot ? Vérifiez le /etc/fstab.
  • Le container ne voit pas le dossier ? Vérifiez le mp0 dans le .conf du container.
  • Envie de tout restaurer ? Gardez une copie de ces trois types de fichiers !

Conclusion

Avec ces exemples de code, vous avez désormais toutes les clés pour configurer un stockage Proxmox robuste et sécurisé. Plus d’erreurs “Permission Denied”, seulement un système qui tourne rond !

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *